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BOILEAU Nicolas (Paris, 1636 – Paris, 1711).

Le rôle que va jouer par la suite ce législateur des règles classiques, défenseur du bon goût, de la rigueur et de la mesure, ne doit pas faire oublier le jeune poète fougueux qui, dès 1660, pourfend dans ses Satires les ridicules de la société avec une verve librement inspiré de Saint-Amant et de Mathurin Régnier. Accueilli dans les meilleurs salons parisiens, présenté à Louis XIV en 1669, il s'oriente vers une poésie plus sereine et volontiers moral avec ses Épitres, écrites entre 1669 et 1695. Son Art poétique, publié en 1674, deviendra le modèle et le résumé de la doctrine classique à laquelle il adhère avec une conviction inébranlable. Nommé historiographe du roi en 1677, charge très officielle qu'il partagera avec son ami Racine, il s'éloigne quelque peu de la création littéraire pour y revenir en 1693 avec son pamphlet sur la Querelle des Anciens et des Modernes, « Odes sur la prise de Namur ». Il y prend violemment à parti Charles Perrault, le futur auteur des Contes, qui c'était moqué avec brio des auteurs de l'Antiquité. La vieillesse venue, Boileau se retira dans sa maison d'Auteuil, non sans continué la polémique contre le goût nouveau et défendant avec vigueur ses amis de toujours, Molière, La Fontaine et Racine. Boileau meurt le 13 mars 1711 à Paris, au terme d’une vie consacrée à la défense créative de la tradition littéraire classique française.

 

Poèmes de l'auteur

 

  • A M. Arnauld

  • A M. de Molière

  • A M. l'abbé Des Roches

  • A M. l'abbé Le Vayer

  • A M. le marquis de Dangeau

  • A M. Racine

  • À mon jardinier

  • Air

  • Chant premier

  • Chant second

  • Craignez-vous pour vos vers la censure publique ?

  • Damon, ce grand auteur ...

  • Discours au roi

  • Epitaphe

  • Il est certains esprits...

  • L'art poétique

  • Les embarras de Paris

  • Rien n'est beau que le vrai...

  • Tout doit tendre au bon sens...